Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:13

Principes généraux de la politique divine et de la lieutenance du Prophète 

Sheikh-ul-Islam Taqi Ad-Din Abou l-'Abbas Ahmad ibn Taymiyya.

 

 

 Principes-generaux-de-la-politique-divine-et-de-la-lieute.jpg

Extrait du livre :

[…]

 

d) Le but de la fonction publique.

 

Chapitre. — La chose importante est donc de connaître l'homme le plus apte à exercer une fonction publique. Cela suppose que l'on connaisse le but (maqsoud) de la fonction publique et les moyens de l'atteindre ; quand la fin et les moyens sont parfaitement connus, l'essentiel est acquis.

 

La plupart des rois, beaucoup plus dominés par la cupidité que soucieux des intérêts de la religion, prennent pour collaborateurs des hommes qui les aident à atteindre leurs fins ; quiconque cherche à imposer sa domination personnelle est logiquement amené à choisir le serviteur qui s'en fait l'artisan.

 

C'était une Sounnah que ceux qui dirigeaient la prière du vendredi et la prière en commun et prononçaient la Khoutba étaient les chefs d'armée, qui représentaient celui qui détenait l'autorité suprême sur les troupes. Aussi, lorsque le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- chargea Abou Bakr de diriger la prière, les Musulmans, à leur tour, chargèrent Abou Bakr de diriger la guerre et les autres fonctions publiques. Le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam-, lorsqu'il envoyait un émir à la tête d'une expédition, le désignait en même temps pour diriger la prière faite avec ses compagnons. De même, lorsqu'il nommait un gouverneur pour le représenter dans une ville, comme par exemple ‘Attab Ibn Asid à la Mecque, ‘Uthman Ibn Abi Al ‘Ass à Taif, ‘Ali, Mu’ad et Abou Musa au Yémen, ‘Amr Ibn Hazm au Najtan -qu’Allah les agrée- ; ce représentant du Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- dirigeait aussi la prière, veillait à l'application des peines édictées par la loi (hudud) et s'acquittait de toutes les tâches qui incombent à un chef d'armée.

 

Il en fut de même des califes qui lui succédèrent, puis des califes omeyyades et de quelques abbassides. L'essentiel de la religion réside, en effet, dans la prière et la guerre légale (jihad). C'est pour cette raison que la plupart des hadiths du Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- concernent la prière et le jihad. Lorsqu'il se rendait au chevet d'un malade, le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- avait coutume de dire : « O Dieu, guéris ton esclave afin qu'il puisse, pour toi, assister à une prière et, pour toi, vaincre un ennemi ».

 

Lorsque le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- envoya Mu’ad -qu’Allah l’agrée- au Yémen, il lui dit : « O Mu’ad, la plus importante des choses dont tu aies à t'acquitter est, à mes yeux, la prière ». Ainsi fit également ‘Umar Ibn Al Khattab, qui écrivait à ses gouverneurs: « Le premier des devoirs qui vous incombent est, pour moi, la prière. Ceux qui la font observer, et qui eux-mêmes l'observent, conservent leur religion. Ceux qui par contre la négligent doivent à plus forte raison négliger leurs autres obligations ».

 

C'est pourquoi le Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- disait : « La prière est la base de la religion ». L'homme investi d'une fonction publique doit donc s'acquitter de cette prescription fondamentale. Car la prière empêche de commettre toute action vile et prohibée, et elle aide les fidèles à s'acquitter des autres devoirs d'obéissance.

 

Dieu a dit :

 

«Et cherchez secours dans l'endurance et la Salat: certes, la Salat est une lourde obligation, sauf pour les humbles ».

(Sourate 2, verset, 45).

 

« O les croyants! Cherchez secours dans l'endurance et la Salat. Car Allah est avec ceux qui sont endurants»,

(Sourate 2, verset 153).

 

Dieu a dit à son Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- :

 

«Et commande à ta famille la Salat, et fais-la avec persévérance. Nous ne te demandons point de nourriture: c'est à Nous de te nourrir. La bonne fin est réservée à la piété. ».

(Sourate 20, verset 132).

 

Dieu a dit aussi :

 

« Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. Je ne cherche pas d'eux une subsistance; et Je ne veux pas qu'ils me nourrissent. En vérité, c'est Allah qui est le Grand Pourvoyeur, Le Détenteur de la force, l'Inébranlable. ».

(Sourate 51, versets 56-58).

 

Les fonctions publiques doivent avoir pour fin dernière de tendre à améliorer la condition religieuse des hommes, car des hommes qui manquent de religion subissent une perte évidente et ne tirent pas profit, sur cette terre, des bienfaits dont Dieu les a comblés. Elles ont aussi pour fin d'améliorer les conditions matérielles indispensables au triomphe de la religion — conditions qui se divisent en deux catégories : la juste répartition des biens (qasm al-amwal) et l'application des peines édictées par la loi (iqamat al-hudud). C'est en effet en restant dans les limites tracées par la loi que l'homme parvient au bonheur spirituel et temporel. ‘Umar Ibn Al Khattab -qu’Allah l’agrée- disait :

 

« Je ne vous envoie mes gouverneurs que pour qu'ils vous enseignent le Livre de votre Dieu et la Sounnah de votre Prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- et qu'ils vous fassent respecter votre religion ».

 

Quand, par contre, les sujets vont de leur côté et les princes du leur, la confusion arrive bientôt à son comble. Un prince qui s'efforce d'améliorer, autant qu'il le peut, la condition morale et matérielle de ses sujets, est un des hommes les plus méritants de son époque et un des meilleurs soldats de Dieu.

 

 

 

 [Page 12/35]

 

 […]

 

 

Format word (doc.) :

 

Bismill-Lahi

 

(   http://ddata.over-blog.com/4/22/62/75/Suite-1/Quelques-devoirs-et-principes-d-un-etat-Islamique.docx )

 

Format pdf :

 

Bismill-Lahi

 

http://ddata.over-blog.com/4/22/62/75/Suite-1/Quelques-devoirs-et-principes-d-un-etat-Islamique.pdf )

 

Et la louange revient à Allâh le Très-Haut.

 

Ô Dieu ! Accorde Ta miséricorde et Ton salut à notre Prophète Muhammad, aux membres de sa famille, à tous ses Compagnons, ainsi qu’à quiconque suit parfaitement leur voie, et ce jusqu’au Jour de la Rétribution.

Partager cet article

commentaires

L’imam Ahmad ibn Habal -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit : « Les gens ont plus lanterne besoin de la science que de boire et de manger, car il suffit à l’homme de boire et de manger une ou deux fois par jour alors qu’il a besoin de la science autant qu’il a besoin de respirer. »  [Source : Madarij assalikin, tome 2, page 470]

Rechercher