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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 18:32

Epître sur le sens de l'analogie

« Al-Qiyyas »

Par Sheik-ul-Islam Ibn Taymiyyah

 Epitre-sur-le-sens-de-l-analogie.jpg

 

Extrait du livre :

 

Source de l'erreur 

 

La base d'une telle affirmation (que le texte est contraire à l'analogie), chez eux, est que le mot 'al-Qiyas' est un terme équivoque qui s'applique indifféremment au raisonnement juste et au raisonnement faux. Le raisonnement juste est celui qui est donné par la Cha'a : il consiste à réunir deux choses semblables et à dissocier deux choses dissemblables. Le premier s'appelle syllogisme conjonctif (Qiyâs at-tard), le second syllogisme disjonctif (Qiyâs al-'aks). Il participe de la justice quAllah achargé son Prophète  de transmettre. Le syllogisme juste est celui où la cause ('illatu-l-hukm), qui fonde le statut juridique des prémisses, se retrouve dans la conclusion, sans que l'on puisse celer, dans celle-ci, une raison qui emche que la même cause conditionne le même statut. La Chari'a ne contredit jamais un tel syllogisme. Il en est de même du syllogisme dont le but est de faire disparaître une difrence apparente, et qui consiste à établir qu'entre deux cas terminés, il n'existe pas de différence canoniquement valable; là aussi la Chari'a ne contredit pas un telsyllogisme. Si la loi assigne à certaines esces de choses un statut terminé qui les différencie de leurs semblables c'est parce que: ces choses présentent en effetcertaines qualités qui motivent l'attribution de ce statut particulier et qui interdisent de les assimiler à d'autres. Ces qualités cependant peuvent apparaître à certains juristes, mais échapper à d'autres, il n'est pas des conditions d'un syllogisme juste, que chaque homme soit à même d'en saisir la rectitude. Quiconque croit trouver quelques termes de la Chari'a contraires à l'analogie, doit savoir que la contradiction n'a d'existence que subjective et ne correspond, nullement à l'analogie juste et rifiée dans la reallte. Quand nous savons qu'un texte contredit un raisonnement, nous savons de science certaine qu'il s'agit d'une analogie érronée: c'est à dire que les cas envisas diffèrent de ceux auxquels on croit les assimiler et présentent une qualité consirée par le legislateur qui entraîne un statut juridique différent. Il n'y a aucun élément, dans la Chari'a, qui puisse être contraire à une analogie juste: on y trouvera, par contre, en dépit de certaines appréciations, les éléments qui contredisent la fausse analogie, bien qu'il y ait des gens qui n'en connaissent pas la fausseté.

 

 

 […]

 

  [Page 3/56]

 

Format word (doc.) :

 

Bismill-Lahi 

 

http://ddata.over-blog.com/4/22/62/75/0/Epitre-sur-le-sens-de-l-analogie.docx )

 

Format pdf :

 

Bismill-Lahi 

 

http://ddata.over-blog.com/4/22/62/75/0/Epitre-sur-le-sens-de-l-analogie.pdf )

 

 

 

Et la louange revient à Allâh le Très-Haut.

 

Ô Allâh ! Accorde Ta miséricorde et Ton salut à notre Prophète Muhammad, aux membres de sa famille, à tous ses Compagnons, ainsi qu’à quiconque suit parfaitement leur voie, et ce jusqu’au Jour de la Rétribution.

 

 

 

 

 

5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 19:38

« Oussoûl Al-Fîqh »

Introduction a la science des fondements de la Jurisprudence

--Oussoul-Al-Fiqh-----Introduction-a-la-science-des-fon.jpg 

 

 

Extrait du livre :

[…]

 

3. La preuve [Ad-dalil]

 

Définition

1 - Définition de la preuve

La preuve (dalil), est le guide menant à toute chose concrète ou abstraite, bonne ou mauvaise.

Chez les savants des bases : Il s'agit de ce qui permet d'arriver à un règlement recherché, par l'observation intellectuelle.

 

2 - Puissance de la preuve

Preuve formelle (qat'iyou el dalala).

Preuve conjecturale (dhani el dalala).

 

3 - Les deux formes de preuves

Textuelles (naqliya) qui sont : Le Coran, la Sunna, le consensus, les législations précédentes, l'avis des compagnons.

Ou bien rationnelle ('aqliya) qui sont : Le raisonnement analogique, le principe du bien commun, le principe du convenable, le principe du bien commun, l'interdiction de prévention.

La preuve textuelle et rationnelle sont liées l'une à l'autre. L'effort d'interprétation (ijtihad) ne peut s'effectuer qu'à partir d'une preuve textuelle (naqliya), car la législation ne peut pas reposer uniquement sur la réflexion. Et les preuves textuelles nécessitent des capacités intellectuelles et de réflexion afin de les comprendre.

 

4 - L'ordre de la prise en compte des preuves

L'Envoyé de Dieu -salla Allahou ‘alayhi wa salam- à dit à Mou'adh -qu’Allah l’agrée- quand il l'a expédié au Yémen : « A quoi référerez-vous dans vos jugements?".
- "Au Livre de Dieu".
- "Et si tu n'y trouves pas ce que tu cherches?".
- "Je me référerai donc à la Sounna de l'Envoyé de Dieu".
- "Et si tu n'y trouves pas ce que tu veux?".
- "Je me référerai donc à mon opinion".
L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui tapa alors sur la poitrine, en disant : "Que la louange soit à Dieu qui a guidé le messager de l'Envoyé de Dieu à ce qui satisfait l'Envoyé de Dieu 
». (Abou Dawoud p.3592/3593 et At-Tirmidhi dans les Jugements p.1327/1328, et il a dit : "Selon moi, sa chaîne de transmission n'est pas continue" Fin de citation.)

L’Imam al-Bayhaqî -qu’Allah lui fasse Miséricorde- rapporte dans son Madkhal (introduction) selon sa chaîne de transmission qui remonte jusqu'à Ibn Abbas -qu’Allah l’agrée-, que l'Envoyé de Dieu -salla Allahou ‘alayhi wa salam- a dit : « Quel que soit le degré de connaissance que vous avez du Livre de Dieu, il vous faut obligatoirement agir selon ses préceptes et personne n'a aucune excuse pour le négliger. Si cela ne se trouve pas détaillé dans le Livre de Dieu  vous devez suivre les recommandations de ma Sounna. Si cela ne figure pas dans ma Sounna, vous devez suivre les dires de mes Compagnons, car ceux-ci sont comme les étoiles dans le ciel. Vous serez guidés en suivant quiconque parmi eux. Car les divergences entre mes Compagnons constituent une miséricorde pour vous ».

D'après Maymoun ibn Mahran -qu’Allah l’agrée-: « Lorsque Abou Bakr -qu’Allah l’agrée- devait juger, il regardait dans le livre d'Allah, s'il trouvait ce qui permettait de juger alors il jugeait avec. S'il ne trouvait pas dans le livre d'Allah, et qu'il connaissait dans la Sounna ce avec quoi il pouvait juger, alors il jugeait avec. S'il ne trouvait pas dans la Sounna, il réunissait les meilleurs parmi les croyants et leur demandait conseil. Si un accord émanait de leur réunion alors il jugeait avec. Omar -qu’Allah l’agrée- procédait de la même façon ». (Al-Baghawi)

Ibn Qayyim -qu’Allah lui fasse Miséricorde- a dit : « ‘Omar a dit à Shurayh -qu’Allah les agrée- : « Recherche ce qui t'apparaît clairement du Coran, et ne pose alors pas de question à quelqu'un à ce sujet. Et ce qui ne t'apparaît pas du Coran, suis à son sujet les Hadîths du Messager de Dieu. Et ce qui ne t'apparaît pas des Hadîths, fais un effort de raisonnement personnel » ». Fin de citation. (A'lâm ul-muwaqqi'în volume1, page 50)

5 - Différentes preuves

Le Coran, la Sunna, comme Ijma’ des Sahabah (consensus des compagnons), et Qiyâs (déduction analogique) sont les quatre sources de l'Islam, qui sont acceptés par la quasi-totalité des érudits. Toutefois, il existe d'autres sources supplémentaires telles que masla‘ha al Mursalah (bénéfice) ou Ijma’ al Oumma (consensus de la Oumma), qui ne sont pas largement acceptés.

 

6 - Résultats de cette science

Le produit final de Ousul al fiqh est la Charia’ (ou fiqh). La différence entre Ousul al fiqh et la charia est que ce dernier porte sur les décisions liées à nos actions, et Ousul Fiqh est préoccupé par la méthodologie appliquée pour déduire de telles décisions.

 

a) Le Coran

 

Source écrite incontestée et incontestable.

Les versets traitant directement du Fiqh sont de l'ordre de 500 à 600, soit moins d'un dixième du Texte Sacré.

 

 […]

  [Page 12/53]

 

Format word (doc.) :

 

Bismill-Lahi 

 

(   http://ddata.over-blog.com/4/22/62/75/Suite-1/--Oussoul-Al-Fiqh-----Introduction-a-la-science-des-fo.docx )

 

Format pdf :

 

Bismill-Lahi

 

http://ddata.over-blog.com/4/22/62/75/Suite-1/--Oussoul-Al-Fiqh-----Introduction-a-la-science-des-fon.pdf )

 

Et la louange revient à Allâh le Très-Haut.

 

Ô Dieu ! Accorde Ta miséricorde et Ton salut à notre Prophète Muhammad, aux membres de sa famille, à tous ses Compagnons, ainsi qu’à quiconque suit parfaitement leur voie, et ce jusqu’au Jour de la Rétribution.

3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 23:15

Quelques principes de bases de Jurisprudence Islamique 

 

 Quelques-principes-de-bases-de-Jurisprudence-Islamique.jpg

Extrait du livre :

[…]

 

Si un acte obligatoire ne peut être réalisé qu’en passant par un autre acte, alors ce dernier devient obligatoire. De même pour le détestable.

Exemple : Il est obligatoire pendant les ablutions que l’eau touche la peau. Frotter énergiquement les bras pendant les ablutions est un acte préférable. Mais si la personne qui accompli les ablutions possède beaucoup de poils et que ceux-ci empêchent l’eau de toucher la peau, Alors le frottement devient pour lui obligatoire.

Exemple 2 : Acheter l’eau est un acte permis. Accomplir les ablutions pour la prière est un acte obligatoire. Si la personne qui s’apprête à faire la prière ne trouve pas d’autre source d’eau que la petite fille qui vend sont eau, alors il devient obligatoire pour lui d’acheter cette eau.

Remarque : le législateur n’a pas étayé la prescription de toutes choses de manière explicite, mais nous a donnée des outils qui nous permettent de donner à chaque chose sa prescription religieuse. Ces outils consistent en des règles générales tirés du Coran et de la Sounnah. Ceci est l’explication de la parole d’Allah : « Et nous avons expliqué toute chose de manière détaillé » [17 :12], ainsi que la parole du prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- « Il ne reste rien de ce qu’Allah vous ait ordonné que je ne vous ai ordonné et il ne reste rien de ce qu’Allah vous a interdit que je ne vous ai interdit ». Donc l’explication se fait tantôt au moyen de règles générales qui s’appliquent à énormément de cas, comme par exemple la parole du prophète -salla Allahou ‘alayhi wa salam- « Toute innovation est égarement » : les innovations sont innombrables. C’est la définition générale de l’innovation qui va nous permettre de les reconnaître. Et tantôt au moyen d’une explication direct de la chose qui nous dispense de revenir à ces règles générales. Comme par exemple l’héritage qui est détaillé dans le Coran.

Les implications du permis

Citation:


Tant que le permis conserve son état « permis », il n’est attaché à aucune récompense, ni à aucun châtiment.



Explication
« Tant que le permis conserve son état « permis » », c'est-à-dire tant que la chose permise ne fait pas l’objet d’un ordre ou d’une interdiction à cause de l’une des raisons que nous avons évoqué plus haut.


« Il n’est attaché à aucune récompense, ni à aucun châtiment. », Si une personne mange sans aucune intention particulière, il ne reçoit alors aucune récompense, ni aucun péché. Mais si sont intention est de préserver son corps et de goûter aux bienfaits d’Allah, alors il sera récompensé.

Le permis est appelé « Halal ». C’est le terme le plus employé dans le Coran.

Résumé des règles


ü   Lorsque le permis est un moyen menant à l’interdit, il devient alors lui-même interdit.

ü  Lorsque le permis est un moyen menant au détestable, il devient alors lui-même détestable.

ü  Lorsque le permis est le seul moyen menant à l’obligatoire, il devient alors lui-même obligatoire.

ü  Lorsque le permis est le seul moyen menant au préférable, il devient alors lui-même préférable.



 

 [Page 7/26]

 

 […]

 

 

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Bismill-Lahi 

 

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Et la louange revient à Allâh le Très-Haut.

 

Ô Dieu ! Accorde Ta miséricorde et Ton salut à notre Prophète Muhammad, aux membres de sa famille, à tous ses Compagnons, ainsi qu’à quiconque suit parfaitement leur voie, et ce jusqu’au Jour de la Rétribution.

L’imam Ahmad ibn Habal -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit : « Les gens ont plus lanterne besoin de la science que de boire et de manger, car il suffit à l’homme de boire et de manger une ou deux fois par jour alors qu’il a besoin de la science autant qu’il a besoin de respirer. »  [Source : Madarij assalikin, tome 2, page 470]

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